08 septembre 2006

L'AUTRE FACETTE DE LA ZEP

Mardi dernier l'un des nouveaux profs a eu en quelque sorte son bizutage au parking.
La vitre de son véhicule a été cassée juste pour lui voler un chargeur de GPS. Mais où va-t-on ?

Une autre prof de l'école primaire voisine s'est faite voler le capot de son véhicule. Eh oui ! son capot. Cela n'est plus tolérable. La directrice avait convoqué le responsable des gardiens afin que des rondes soient faites.

L'inspectrice lui a envoyé un mot de sympathie mais cela n'est pas suffisant il faut aller plus loin. L'union faisant la force, il ya un projet collectif de courrier afin de redénoncer tout ce que nous subissons moralement et pécunièrement.

Etre attentif, attentionné et productif demande d'avoir l'esprit libre. Alors......

02 septembre 2006

FINI LES VACANCES

Jeudi dernier j'ai fait ma prérentrée. J'ai eu le plaisir de revoir mon école, mes collègues et l'équipe enseignante reconstituée.

Pour cette rentrée, nous attendions deux nouvelles atsems et trois professeurs des écoles par le jeu des chaises musicales annuel.

Nous , les filles sommes toujours majoritaires. J'ai bon espoir pour cette rentrée avec les nouveaux venus. Deux mecs et une femme, chacun un style différent heureusement mais très sympas au premier abord. Le dernier arrivé est un PE2 très timide car très jeune et débutant dans la profession.

Lundi sera réellement le grand jour car nous reverrons nos" chers fauves" ainsi que les tout nouveaux de la petite section.

Cette année petit changement tous les enfants rentrent en même temps avec la possibilité tout de même d'un échelonnement de petite durée pour les tout petits qui en auront besoin.

Ce sera facile pour certains pas pour d'autres. Quelques parents verseront la larme marquant la douleur de la séparation de leur chérubin et nous veillerons à bien prendre soin d'eux tout le long de leur adaptation et plus tard ils nous feront suer une fois leurs marques bien prises.

12 mai 2006

LE VIRUS DE LA MAP

Une map (machine à pain) offerte par mon homme à Noël dernier et me voilà piquée par le virus de la map. Je suis une mappeuse moi aussi maintenant.

La map permet de programmer la fabrication et de différer ou non la cuisson du pain. Généreuse elle vous prépare aussi différentes pâtes afin de les cuire au four traditionnel si vous le désirez.

Certaines maps non contentes de cuire le pain, font aussi la confiture, les cakes et les pains sucrés. L'utilisation d'une map est un jeu d'enfant si l'on suit à la lettre les instructions du fabricant.

Depuis Noël, je fais des infidélités à mon boulanger et Frimousse ma fille m'en fait elle aussi.
Frimousse n'aime pas le pain cuit à la map. Elle préfère celui cuit au four traditionnel alors j'alterne les modes de cuisson. Une fois au four et une autre en map ou les deux en même temps.

Les Grands Moulins de Versailles vendent de la farine aux particuliers et différents sites sur le net donnent plein de conseils tant pour une meilleure utilisation de la map que pour les recettes diverses et variées.

LE REPAS DE L'ECOLE

Depuis maintenant deux ans a lieu dans mon école un repas de début ou de fin d'année.
Ce repas a été instauré par l'équipe enseignante en incluant les ATSEMS. Il a généralement lieu un vendredi soir après l'école. Chacun fait un plat et puisque les origines sont diverses je vous assure qu'on se régale.

Les maris, les enfants, le chien, le chat et le poisson rouge sont invités pour celles qui ne sont pas en couple. C'est une ambiance géniale ; le préau sert de salle à manger et de piste de danse après le repas.

Le groupe des enfants s'est agrandi cette année avec l'arrivée des tornades (nom affectueux que j'ai donné aux magnifiques filles d'une collègue parcequ'elles bougent beaucoup ; la directrice préfère dire qu'elle sont en bonne santé) .

Le repas du début d'année a eu lieu il ya trois semaines. On s'est encore bien amusé. Le cercle des enfants sera plus grand l'année prochaine avec l'arrivée de trois bébés de l'équipe enseignante.

11 mai 2006

DESOLEE DU RETARD

Je suis vraiment confuse de vous répondre si tard. Le fait est que je viens seulement d'avoir un mail m'informant de l'écrit d'un commentaire que je m'empresse de lire et quel belle suprise ce n'est pas un mais plusieurs.

Je mettrais très bientôt de nouveaux billets en ligne.
Un personne voulait savoir comment faire son blog ; cela est très facile sur le net il ya différents serveurs gratuits qui nous donnent la possibilité de le faire entre autre blogger.com

Je ferais un billet sur ce sujet.

Encore désolée et biz à toutes,tous.

10 avril 2006

UNE TRES GRANDE COLERE

Je suis très en colère; je suis très en colère car je ne conprendrai jamais la bêtise et la méchanté gratuite. Je vous fais la genése de ce qui me met en courroux.

Dans ma belle école jusqu'à l'année dernière tout allait bien avec les parents au niveau des horaires d'ouverture et de fermeture du portail d'entrée. La directrice très portée sur le social acceptait les enfants jusqu'à 8H45 voire 9H ; forcément tout ce passait bien puisque c'était plus ou moins un accueil au choix des parents.

Or voilà qu'à cette rentrée, Madame la directrice décide de fermer le portail à 8H30 tapante et qui est désignée pour le faire ? Moi la libellule bien sûr qui a la facilité de voler d'une porte à une autre en un rien de temps avec le sourire en prime. Mais ce que n'avait pas prévu Madame la directrice c'est la réaction de certains parents, la réaction du chat qui n'apprécie pas de ne plus pouvoir dormir dans le lit de son maître.

Je me suis faite agresser verbalement par les parents parce que je faisais mon travail. En fait ça les agaçait furieusement de se lever plus tôt afin d'être à l'heure le matin. Forcement puisque certains parents venaient accompagner leur enfant en pyjama... J'ai été la cible d'une mère particulièrement agressive verbalement alors que je ne faisais que mon travail ; je me suis plainte plusieurs fois auprès de ma directrice de l'attitude de cette femme en lui suggérant de la convoquer afin de lui expliquer que cette décision n'était pas de moi, ce qu'elle fit.

Mes collègues et moi avons suggéré à la directrice qu'elle accueille les enfants dans la cour accompagnée d'une atsem au lieu de le faire dans les classes ainsi cela lui permettrait de répondre aux agressions verbales des parents mais cette proposition ne lui convenait pas.

Quelque jours plus tard, j'arrive au travail comme tous les matins à 7H50 et je gare ma voiture sur le parking de l'école primaire (cloturé par un portail ouvert en permanence). A 9H mes quatre roues étaient éventrées.

Je vous laisse imaginer ma colère. La lâcheté du geste doublée de la méchanceté gratuite me met hors de moi. Je suis tellement en colère que je décide de ne plus travailler en ZEP car c'est aussi celà l'autre face des écoles en ZEP. Ma colère est d'autant plus grande qu'étant assurée au tiers les frais sont à ma charge ; deux cent euros de frais en remerciement de ma ponctualité au travail ; en remerciement de ma présence auprès des enfants pendant 10 H à les consoler, les aider pendants les différents ateliers, les aider à manger, les changer et les soigner...
Mon employeur (la mairie) ne fera rien pour moi parce que j'ai une prime de risque qui ne peut même pas me payer une roue. Ma colère grandit et s'intenfie; je décide d'adhérer à un mouvement parce que je veux que la bêtise et l'agression gratuite cessent. Je n'ai plus envie d'entendre dire autour de moi que c'est ainsi maintenant ou que c'est partout pareil.

Aujourd'hui c'est ma voiture et demain ce sera quoi ?

13 mars 2006

MA SURCHARGE PONDERALE

Aussi loin que remontent mes souvenirs j'ai toujours eu une amie emcombrante. Très présente, elle m'a accompagné du mieux qu'elle a pu à différentes étapes de ma vie.

Lorsque j'étais ado elle se faisait discrète en se répartissant de façon harmonieuse tout le long de ma forme de guitare naissante. En ce temps-là je lui étais plus ou moins reconnaissante tant qu'elle était discrète.

Après la naissance de mon fils elle s'est sentie à l'étroit et elle a commencé à se faire voir un peu plus sans être harmonieuse. Alors, j'ai dû employer les grand moyens. Flirter avec les régimes. Sacrilège a-t-elle dit. Après plusieurs rounds j'avais gagné la partie mais c'était sans compter sur son esprit de revanche constant.

A la naissance de sa nièce, elle s'est affirmée un peu plus ; ce n'était pas désagréable en soi ; j'ai donc accepté de faire un bout de chemin avec elle. Mais c'est le genre de fille sangsue à qui l'on tend la main et qui prend sans vergogne les hanches.

Recombat et mi-victoire et voilà que mon homme l'apprécie au point ou elle s'installe dans ma poitrine et cette fois je l'accepte avec joie. Recheminement amical.

Lorsque Frimousse pointe le bout de son nez voilà qu'elle remet ça mais à une vitesse "je me voyais dejà en haut de l'affiche".

Alors là je me fâche et lui dit :
- Ecoute ma copine là c'en est trop. Regrand combat. Je la surprends avec le vaccin du régime protéines pures du DR DUKAN ensuite je la console avec weightwatchers et me voilà pulpeuse mais pas dilatée avec toujours du monde au balcon.

12 mars 2006

ECOLE OU PAS DEMAIN SAMEDI, MADAME ?

C'est une question que posent encore les parents bien que l'équipe enseignante leur a expliqué qu'à cette rentrée les enfants viendraient à l'école le samedi contrairement aux années précédentes.

Il y en a certains qui espèrent entendre :
- Non Madame demain il n'y a pas classe.

En effet, depuis cette rentrée, dans mon école, les enfants sont accueillis le samedi.
Sur les deux classes de petits nous en avons environ une dizaine ; les moyens et les grands sont les plus nombreux.

Ce jour est alors un jour de classe comme les autres. Dans l'une de mes classes, la prof des écoles fait un atelier peinture, suivi d'un autre de puzzles... Ce n'est donc pas la garderie l'école maternelle comme le pensent certains parents.

Cette venue permet en outre aux enfants des grandes sections de se préparer pour le cours préparatoire.

UNE FOIS TOUS LES DEUX MOIS

Un samedi tous les deux mois je trépigne d'impatience. Je m'arrange afin de ne pas avoir trop à faire chez moi et pour cela je délègue. Je choisis toujours le samedi vaqué ; les enfants n'ont pas cours, mon ado finit à 10H3O .

Ce jour-là, je vais chez mon esthéticienne ; sa cabine est petite, parfumée à l'huile essentielle avec une grande affiche représentant un coin de forêt bien verdoyant.
Cathy l'esthéticienne est une jeune femme très belle toujours bien mise, souriante, et perchée sur des hauts talons très fins qui font (coca coca ) lorsqu'elle se déplace.

Après les salutations d'usage, elle m'invite à me mettre à l'aise. Je me retrouve donc dans cette petite cabine parfumée allongée sur le fauteuil. Son fauteuil me fait de petits massages tout le long de mon corps. Pendant qu'elle s'occupe de mon visage j'entends un fond muscical animalier ou bruits de la nature et je suis bien. J'oublie tout. Je profite de ce moment qui est à moi ; je le mérite et ce n'est pas un luxe mais une simple nécessité si je ne veux pas péter les plombs après mes journées si chargées.

04 mars 2006

UN BEL EXERCICE D'EQUILIBRISTE

Ma vie de femme, de compagne et de mère est un bel exercice d'équilibriste. Commençons par ma vie de femme.

Equilibrée, épanouie, un peu rêveuse, boudeuse par moments, différentes activités m'aident à maintenir mon cap. La cuisine par exemple me détend ; aussi je suis très amie avec elle ; elle m'autorise à copiner avec la lecture et à flirter avec la gym, et tout ce qui se rapproche de la beauté. Coquette ? Bien sûr! Il y a aussi mon travail que j'aime et dans lequel je pense être reconnue.

Ma vie de compagne est tout aussi agréable car je partage la vie d'un homme magnifique même si par momment il me casse les burettes. Avec lui je m'épanouie car il est intelligent, disponible, responsable même s'il a la fâcheuse manie de lire tous les nouveaux livres que je m'offre avant moi. Nous en discutons le soir dans le lit en pouffant de rire. J'adore ces moments. Son appréhension de la cinquante m'amuse chut c'est un secret; c'est tout lui.

Ma vie de mère est tout aussi enrichissante. J'ai trois enfants ; deux filles et un garçon ; entre mon travail, la maison et les activités extra-scolaires de Frimousse qui m'amène à faire le taxi deux fois par semaine, et la crise d'affirmation de mon ado boudeuse et boutonneuse, je suis tenue d'avoir une organisation bétonnée. Debout à 5H30 tous les jours. Mes journées ne se ressemblent pas du tout.

Je m'aime dynamique. Ma maisonnée aussi. Je me déteste râleuse. Ma tribu aussi ( je le fais uniquement par principe ; ce que je peux être de mauvaise foi) ; Mon homme me voudrait plus disponible ; bien sûr chéri. J'envisage de me faire cloner. Femme de mon époque, belle, intelligente, séduisante et pulpeuse, je suis en phase avec moi même. RAS. Prétentieuse moi ? Pas du tout.

01 décembre 2005

LA COLLATION A L' ECOLE

A cette rentrée Frimousse, ma fille, est au cours préparatoire. A la réunion des parents c'est avec joie que j'écoutais la maîtresse expliquer qu'elle ne voulait plus de gâteaux, ni de bonbons comme en maternelle mais des fruits frais ou secs et des laitages.

Bien sûr quelques mamans n'étaient pas d'accord car comme le disait l'une d'entre elles les fruits ne rassasient pas, je lui mettrai quelques gateaux bien au fond de son sac... Les habitudes ont la vie dure surtout les mauvaises n'est ce pas ?

Si mes souvenirs sont exacts la collation avait été instaurée après la guerre afin de prendre soin des enfants sous alimentés et malingres ; les municipalités livraient donc du lait entier qui était adapté à la situation.

Il se trouve que nous ne sommes plus dans ce cas de figure alors pourquoi les municipalités continuent-elles de fournir du lait entier aux écoles maternelle ?
Tous les diététiciens le disent : le lait entier est bien trop riche, il est préférable de donner aux enfants du lait demi-écremé.

Ce n'est pas à l'école de faire petit-déjeuner nos chères têtes brunes. La collation n'est ni obligatoire ni systématique. Si pour une certaine convivialité elle existe elle doit se faire de manière intelligente et diététique. Or jusqu'à l'année dernière dans mon école certains enseignants donnaient la collation à 10 H sachant que la cantine est à 11 H.

Maintenant que la hausse de l'obésité en France pointe le bout de son nez le Ministère de l'Education Nationale a fait parvenir des recommadations aux recteurs, inspecteurs et directeurs d'écoles sans toutefois que les directives soient très claires.

Ce qui fait que dans mon école, hormis l'avancement de l'heure de la collation, rien n'a changé : la municipalité continue de livrer du lait entier et les parents des gâteaux très caloriques, chocolatés en majorité puisque leurs arbres fruitiers sont encore en jachère.

Loin de moi d'être moralisatrice mais je ne fais que constater des faits qui m'interpellent.

RELATIONS ENTRE ATSEMS

Alors là, il y en a à dire !

Comme vous devez certainement le savoir les relations au travail, surtout dans un milieu à majorité féminine, n'est pas pauvre en rebondissements de tout genre.
Enrichissant ou pas il faut s'accrocher si l'on ne veut pas être à la traîne ou se faire déstabiliser.

Vous est-il arrivé de ressentir que vous n'êtes pas appréciée parce que vous faites tout simplement votre travail ? Vous aussi ? Alors rejoignez-moi et formons le club des PB(professionnelles brimées).

Je refuse de me résigner à cette situation. J'estime ne pas avoir à subir le mal être des autres d'autant plus que je ne suis pas responsable de leur choix professionnel et de leur choix de vie. J'ai moi aussi des soucis et je les laisse bien au chaud chez moi à m'attendre. Le lieu de travail n'est pas un défouloir de petites gens.

Je fais volontiers une petite classification de cette équipe d'Atsems sencée travailler dix heures ensemble :

- Les professionnelles qui travaillent dans un esprit sain quoi qu'il arrive.
- Les râleuses et les emmerdeuses de nature, soit disant par principe mon oeil.
- les jalouses à vie, la pire espèce forcément jamais en voie de disparition, eh oui.
- Les accidentées de la vie ou les blasées du métier.
- Les méchantes par nature alors celles-là c'est vraiment l'espèce de loin la plus dangereuse mais qui est tout de même chapotée par :
- l'hypocrite et la bavarde de service.

Il faut travailler avec tout ce monde, c'est la réalité du terrain ; alors allons-y le coeur joyeux.

Les professionnelles sont celles qui arrivent à l'heure quoi qu'il arrive et aiment ou pas leur travail mais le font sans casser les pieds aux autres.

Les râleuses et les emmerdeuses, comme le qualificatif l'indique, ont toujours quelque chose à dire pour cacher leur incompétence.

Les accidentées de la vie sont les moutons de panurge de service. Sans caractère, elles sont parfaites pour les blasées.

Les méchantes par nature sont celles qui n'ont pas de vie sociale ni de ramoneur alors il faut bien qu'elles existent au travail ; comme quoi un seul être vous manque et tout bascule.

Les blasées du métier n'ont qu'à se reconvertir ou se remettre en question afin de voir leur travail sous un nouveau jour.

L'hypocrite et la bavarde sont celles à qui il faut faire des confidences si l'on veut que tout le monde le sache sans se dévoiler ; pigiste au Canard Enchaîné serait parfait pour elles mais même là il faudrait qu'elles excellent un peu plus et c'est trop leur demander.

Les filles, vous voulez être Atsem ? Parfait ! Alors que tout ceci ne tombe pas dans les prothèses d'une sourde chronique.



LEXIQUE :

RAMONEUR : flirt, petit ami, compagnon, fiancé ou époux.

10 novembre 2005

LES BANLIEUES EN CRISE

Les violences dans les banlieues s'estompent peu à peu mais dans mon école, enclavée dans une zône touchée par la violence, les enfants sont très pertubés. Les enseignants de mon école ont pris le temps de les écouter et de leur expliquer le plus clairement possible les choses, mais les enfants n'arrivent pas à comprendre.

Ils ne comprennent pas parce que se sont les jeunes de leur cité, qu'ils connaissent, qu'ils voient brûler des véhicules, lancer des cailloux aux forces de l'ordre. Ils sont certes très jeunes (5, 6 ans...) mais ont un esprit de répartie très vif.

Ces événements les ont rendus plus sensibles. Ils pleurent pour un rien et en parlent tout le temps.

IBRAHIM, 5 ans :
- De ma fênetre, ze vu les voitures brûler. Les zeunes de la cité lançaient des cailloux.

ALEX, 5 ans :
- Mon grand-père il a dormi dans sa voiture pour ne pas qu'on la brûle.

ALIOU, 6 ans :
- J'ai vu les pompiers ; ils ont éteint le feu.

MAMADOU, 6 ans :

- Moi j'ai peur ; je ne veux plus aller au centre aéré. Je veux rester avec maman.

Le fait que la nuit tombe tôt n'arrange pas les choses. Connaître ces jeunes qui saccagent et brûlent accroit leur incompréhension. Pourquoi brûlent-ils les écoles maternelles ? Ont-ils de si mauvais souvenirs de l'école ? Cela nous démontre à qui nous avons affaire.

Brûler une école maternelle, outil de l'apprentissage, c'est ne pas savoir choisir son combat. C'est plutôt savoir attirer les réactions négatives. Il existe des moyens pacifiques pour faire épouser sa cause.

- Faire des marches ou des débats
- Intégrer des associations, les possibilités ne manquent pas.

J'ai apprécié que les enseignants de mon école n'aient pas attendus d'avoir des consignes de leur hiérachie pour en parler avec les enfants. J'espère retrouver mon école bien en place après ce pont du 11 novembre.

06 novembre 2005

Choix de livres pour enfants

FITINI CLUB :
(Fitini signifie en bambara petit)

Voici les livres préférés de Frimousse, 6 ans :

Les trois grains de riz de AGNES BERTON et VIRGINIE SANCHEZ
Editions France Loisirs

La collection des nouvelles histoires de la sorcière Camomille
Editions du Sorbier

Petit oursin de MARTINE LAGARDETTE ET SOPHIE MONDESIR
Père Castor
Flammarion

La collection du Docteur Catherine Dolto-Tolitch
Editions Gallimard jeunesse/giboulées

La collection Juliette de DORIS LAUER
éditions LITO

La collection d' Antoon Krings éditions jeunesse/giboulées

Le monstre poilu de HENRIETTE BICHONNIER et Pef
Editions Gallimard jeunesse

Les aventures de Johnny Mouton de JAMES PROIMOS
Editions Gallimard jeunesse

Pourquoi de LINDSAY CAMP,TONY ROSS
Editions Gallimard jeunesse

Suzy la sorcière de COLIN ET JACQUI HAWKINS
Gallimard jeunesse

Mon papa et moi /Ma maman et moi de TADAO MIYAMOTO
Edition MANGO.

Oumba et la luciole
les albums du jeune soleil
Editions CEDA
La pintade
La case
Eloa et le poisson...

05 novembre 2005

Les joies simples de mon metier d'atsem

Je me souviens de ma première journée d' Atsem avec plaisir et tendresse. J'étais arrivée peu après la rentrée ce qui fait que j'avais hérité de la seule classe qui restait, celle des petits.

Les enfants arrivaient accompagnés de leur parents, certains pleurants déjà. Quelques parents n'étaient pas loin de leur enboîter la larme si je puis dire. Les séparations étaient difficiles pour quelque-uns. Sûrement pour ceux qui avaient eu un mode de garde familiale ; les autres étaient tout de suite attirés par les coins jeux bien colorés.

Je me tenais pas loin de la maîtresse avec dans les bras un enfant que je reconfortais, un autre agrippé à ma jupe, dans une classe bruyante et bigarrée qui me faisait penser à un marché africain. D'autres enfants étaient accrochés à la maîtresse.

Deux mois plus tard c'en était fini des pleurs ; les enfants avaient plus ou moins pris leurs repères et moi j'étais arrivée à une certaine organisation de travail calquée sur celle de l'institutrice oh pardon de la professeur des écoles.

Ils arrivaient le matin très fiers avec un petit cartable contenant l'indispensable objet transitionnel (le doudou) pour certains et la tétine pour d'autres . Ils étaient parés pour une bonne journée riche en rebondissements.

Les entendre me dire "Regarde mes chaussures c'est maman qui les achetées", "Moi aussi maman m'a donné ça","Cé papa qui vient me chercher" me ravit ; ils sont si épatants ces bouts de choux.
Au dortoir je leur lisais de petites histoires pour les endormir. Je me souviens particulièrement d'un petit garçon qui avait les yeux écarquillés tant il aimait les histoires et qui s'endormait peu de temps après. Parfois il reparlait de l'histoire lue ; le soir je rentrais chez moi heureuse car je savais que j'avais fait le bon choix.

L'année d'après j'ai eu une classe de grands tout aussi expressifs les uns que les autres . Ils me racontent leur journée du mercredi . D'autre me font des dessins , des bisous mais la cerise sur le gâteau ah là se sont les compliments ils sont doués pour çà c'est pas croyable...

Ecoutez :

- T'es belle, t'es magnique comme une princesse...
- T'es trop belle , t'es belle jusqu'au ciel...

Lorsque j'entends tout ça il m' est impossible de déprimer, je suis boostée pour le mois. De plus dans l'école chez les moyens il ya un club de starlettes .Trois filles, copines depuis la petite section qui font parfois la boum dans la salle d'eau ; elle sont mignonnes et espiègles.

Je m'occupe de deux classes de grands . Je ne chôme donc pas mais je suis toujours prête à continuer car toutes ces joies simples que me donnent ces enfants me comblent. Il faut dire que l'ambiance dans mon école est excellente entre les enseignants et les Atsems (ça n'avait toujours pas été le cas...), cela fera l'objet de mon prochain billet...

En un mot je suis heureuse d'étre Atsem et je suis aussi heureuse d'être dans cette école en ZEP. Disponible et très à l'écoute des Atsems , la directrice prend en compte nos doléances. Nous, Atsems de cette école, participons aux conseils d'école.

Dans la commune où l'école est implantée et dans laquelle je travaille les Atsems font partie de l'équipe éducative, ce qui n'est pas le cas dans toutes les communes.